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Musique : « Mirabella del Madrid » de Stéphane Richard

Lundi, juillet 30th, 2007Aucun commentaire »

Suis-je atteint de sagesse? Vous savez, la sagesse de l’homme qui vieillit un peu, qui n’a plus le goût d’aller veiller trop souvent, qui préfère passer une soirée a regarder un film avec sa blonde que d’aller faire 56 trucs cool en ville. Ça frappe sans avertir, et le pire c’est que ça ne me dérange pas… Ouch!

Un autre effet non négligeable de cette sagesse : je porte maintenant une attention particulière aux textes des chansons que j’écoute. J’apprécie la finesse de l’écriture, la relation émotion-humour dans une chanson, la surprise de la conclusion et la beauté des mots choisis. Je ne m’arrête plus à la musique. J’aime maintenant écouter des chansons qui offrent un bel équilibre entre l’intérêt musical et la qualité des textes.

Mirabella del Madrid
J’ai fait une belle découverte qui cadre parfaitement dans cet état d’esprit : Stéphane Richard et son premier album « Mirabella del Madrid », lancé en 2006.

« Demi-finaliste au Festival de la chanson de Granby (2001) et finaliste aux Francouvertes (2002 et 2005), l’auteur-compositeur et interprète Stéphane Richard lance un premier album intitulé « Mirabella del Madrid » qu’il a co-réalisé avec Claude Simard. Plusieurs collaborateurs de renom ont participé à la création des onze titres où se mélangent les sonorités urbaines, électro et rock. On retrouve notamment Alain Quirion (ex-Zébulon), Rod Shearer (Bran Van 3000) et Claude Champagne (Daniel Bélanger, Jean Leloup, Marc Déry, Jorane). » – Source : Orange Music

Ce qui frappe en écoutant l’album, c’est le travail minutieux exécuté sur chacune des chansons. Les textes sont toujours bien écrits et évocateurs tantôt d’émotions du quotidien, tantôt du mal de vivre de l’homme. J’aime beaucoup la manière dont les sujets sont traités. C’est lucide, introspectif et vrai, mais jamais lourd.

Les sonorités ratissent large ; un mélange d’électro (boucles, effets sonores lo-fi, textures analogues) et d’acoustique (guitares, basse, batterie, piano) qui apportent un son particulier à cette musique qui rappelle celle de Peter Gabriel. Les arrangements sont complexes et très intéressants. Ça reste « pop » (dans le bon sens du terme) mais c’est poussé et fignolé pour garder l’intérêt de l’écoute répétée.

Coups de coeur
Certaines pièces se laisseront aimer dès la première écoute. D’autres attendront votre retour pour se dévoiler à vous.

Je voulais vous proposer une liste de mes pièces coups de coeur tirées de l’album, mais comme il y en a 8 que j’adore, et que l’album en contient au total 11… et que finalement les 3 qui restent je les aime bien aussi, je vais plutôt m’abstenir et vous laisser savourer l’ensemble de l’oeuvre sans influence extérieure.

En savoir plus

Vous pouvez obtenir plus d’information sur Stéphane Richard par son site Web ou sur le site d’Orange Music.

Musique : « The Human Equation » de Ayreon

Mardi, mars 20th, 2007Aucun commentaire »

Je vous ai dit, il y a quelques jours, que je vous reparlerais d’Ayreon, et je tiens absolument à le faire. De son vrai nom Arjen Anthony Lucassen, ce « one man band » hollandais propose des opéras-rock teintés de métal-progressif. Il compose, joue de plusieurs instruments et chante sur ses albums, mais il s’entoure aussi de musiciens et vocalistes talentueux pour compléter ses oeuvres.

Son album le plus récent, The Human Equation (2004), est une petite merveille de musique et de concept. C’est l’histoire d’un homme (« Me » – James LaBrie) qui est dans le coma après avoir subi un accident de la route. À son chevet sont présents sa femme (« Wife » – Marcela Bovio, une voix qui vient vraiment me chercher) et son meilleur ami (« Best friend », joué par Arjen lui même) ainsi que 8 autres chanteurs qui interprètent différentes émotions interagissant avec « Me » au fil des jours.

En plus d’y chanter, Arjen Anthony Lucassen y joue les guitares électriques et acoustiques, la basse, mandoline, guitare « steel », claviers, synthétiseurs et orgue.

La plus grande satisfaction que j’ai pu d’abord retirer de cet album, c’est que malgré la complexité et l’ampleur du projet, le tout reste accessible. Les chansons servent très bien l’émotion de l’histoire en étant équilibrée entre la noirceur et le recul des souvenirs du personnage. Ce n’est donc pas un album aussi lourd que la thématique pourrait le laisser croire.

Tant pour le jeu musical que la qualité des voix et des arrangements, cet album est une belle représentation de l’oeuvre super compliquée que certains auteurs-compositeurs rêvent de créer à un moment ou l’autre de leur vie. Et peu y arrivent aussi bien.

C’est ma découverte de l’année 2006. Note parfaite, et ajoutez à ça un gros « wow! »

Tel que vu à la radio

Jeudi, mars 15th, 2007Aucun commentaire »

Plusieurs n’ont pas eu la chance d’entendre la critique de mon album qui a été faite à l’émission « Le cabaret des Minteux » de CKIA FM. Voici donc le « feed » de l’émission que j’ai converti en MP3 pour votre plus grand plaisir.

Extrait de l’émission « Le cabaret des Minteux » (MP3 – 1.9 Mb)
animée par Lucien G. et Sébastien P.F., CKIA FM 88,3
(19 septembre 2006 – 14h00)

C’était en septembre 2006… le temps passe vite.

Sillons sur le Web

Jeudi, mars 8th, 2007Aucun commentaire »

Il est maintenant possible de magasiner chez Sillons le disquaire sans quitter votre foyer.

« Depuis plus de 20 ans, Sillons, un disquaire indépendant ayant pignon sur rue à Québec, partage avec sa clientèle la passion de la musique. »

« Sillons le disquaire favorise les découvertes musicales et met en vedette les Coups de coeur de ses disquaires. Le contenu informatif du site s’étoffera au fil des prochains mois en vous présentant de plus en plus de commentaires, d’échantillons sonores et de Coups de coeur. »

On y fait de belles découvertes

Musique : "Stay under the stars" de Teitur

Mercredi, mars 7th, 2007Aucun commentaire »

Teitur, de son vrai nom Teitur Lassen est originaire des îles Féroé, entre l’Écosse et l’Islande. J’ai découvert ce jeune homme en 2005, en première partie du spectacle de Rufus Wainwright à la salle Albert-Rousseau (Québec). Il fait dans la pop-folk « scottish » avec en premier plan la guitare ou le piano, accompagné d’arrangements plutôt variés pour ce style de musique. C’est très « organique » comme son. Il est aussi dôté d’un sens de la mélodie que j’admire beaucoup.

Je suis tombé sur son nouvel album, « Stay under the stars », en allant voir mes chiffres de vente chez Sillon le Disquaire (rue Cartier, Québec) et je n’ai pas pu résister.

À prime à bord, je dirais que ce 2ième album n’est pas aussi « parfait » que le premier, puisque la barre était fixée très haute. Mais il se savoure plutôt comme du bon vin. L’écoute et la réécoute porteront fruit. Il y a tout de même des chansons qui m’ont fait « wow » dès le début : « Boy, she can sing! » est l’une d’elles, avec sa riff de piano accrocheuse et ses paroles franchement cutes. « Don’t want you to wake up » aussi, qui a quelque chose de très aérien sans nécésairement pousser dans cette direction. Le reste s’écoute doucement et entre tranquillement dans nos oreilles, pour ne plus ressortir.

Si vous n’êtes donc pas familié avec Teitur, je vous recommande de débuter par son premier album : Poetry & Aeroplanes. Et si vous adorez déjà le premier, et bien le second sera une suite logique fort appréciée pour les quelques soirées froides d’hiver qu’il nous reste.