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Payez au suivant

Jeudi, octobre 4th, 2007Aucun commentaire »

Vous connaissez Jane Siberry? C’est une artiste Torontoise qui vie de sa musique depuis 1980. Elle a une vingtaine d’albums à son actif, plusieurs chansons utilisées dans des films (la magnifique Calling All Angels à la fin de « Payez au suivant »), des vidéos et quelques succès radio. Une carrière respectable pour l’ancienne étudiante en microbiologie de l’université de Guelph.

Au début des années 90, j’étais déjà un fan de Mme Siberry. Après avoir vu son nouveau vidéo à Much Music, je suis allé chez le disquaire pour commander sa plus récente « cassette » (les disques compacts étaient encore rares). Erreur, hasard ou destin, le distributeur m’a livré sa « plus vieille cassette », donc son premier album sorti en 1980. Curieux de l’entendre, j’ai décidé de le garder. Je l’ai aimé, je l’ai usé et j’ai passé quelques paires d’écouteurs à 5$ dessus.

Semble-t-il que c’est maintenant une pièce de collection, à voir le prix de vente d’un tel truc sur eBay. Néanmoins, je me fou un peu de sa valeur, le fait est que je ne peux pratiquement plus l’écouter, le ruban étant devenu sec et le son plutôt « sourd ».

C’est en cherchant une version CD de cet album que je suis tombé sur le site Web de Jane Siberry, qui a aujourd’hui changé son nom pour Issa (une longue histoire…). Quelle ne fut pas ma joie de découvrir que je peux télécharger une version numérique de l’album, incluant la pochette complète en image haute résolution. Je peux donc en obtenir une copie immédiatement et pour pas cher…

Vraiment pas cher…

C’est que Jane Siberry vends une grande partie de sa discographie à sa façon : c’est l’acheteur qui détermine le prix d’achat de chacune des chansons. J’ai donc pu choisir entre plusieurs options :

  • Un cadeau de l’artiste : 0$
  • Prix standard : 0,99$
  • Déterminé par l’acheteur, payer maintenant.
  • Déterminé par l’acheteur, payer plus tard.
  • Médias/promo (gratuit pour les journalistes qui veulent entendre ce que fait l’artiste)

Je suis impressionné. Je me mets à penser aux conséquences. Elle va se faire voler! Les gens vont tout télécharger gratuitement… même moi je pourrais le faire. Mais je ne vais pas le faire. J’ai une conscience après tout, j’vais au moins payer pour l’album et peut-être télécharger quelques autres pièces gratuitement. Après tout, quand on n’est pas obligé de payer, il n’y a pas de plaisir à voler…

Pour les gens comme moi qui se posent beaucoup de questions face à cet élan de générosité, elle a écrit une lettre: Self-Determined Pricing: A Letter From Issa

Elle termine sa lettre en disant :
« Ce qui importe, c’est que la musique se rende là où elle pourrait emmener la joie. C’est ça la plus belle chose que vous pouvez me donner. »

Que dire de plus…

À consulter:
Site Web de Jane Siberry/Issa
Page d’achat/téléchargement pour le Canada
Jane Siberry sur Wikipédia

Musique : Chefs d’oeuvres pop

Mercredi, mai 23rd, 2007Aucun commentaire »

J’aimerais vous présenter 2 chansons qui sont pour moi des modèles d’écriture et de composition, des notes parfaites de la musique populaire. J’espère vous donner le goût de les écouter.

Chefs d’oeuvre #1 :
Intervention par The Arcade Fire
(Neon Bible, 2007)
C’est l’orgue de l’église Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui ouvre la pièce, suivi d’une guitare acoustique et de la voix de Win Butler. La montée instrumentale se poursuit tout au long de la chanson avec des cordes et voix qui nous bercent dans la tourmente. La mélodie est forte et lyrique, comme si elle provenait d’une pièce classique oubliée.

Les paroles sont dures. Certains les associent à une rébellion contre l’administration Bush et la droite religieuse américaine. Oui… ça pourrait être ça. C’est à peu près aussi clair qu’une prophétie de Nostradamus. Mais l’important c’est que l’écoute de cette chanson nous donne un besoin irrésistible de réflexion et d’introspection. Et que par sa forme, sa mélodie et sa force, la conclusion nous semble positive. Ça fait du bien.

Chefs d’oeuvre #2 :
Go or Go Ahead par Rufus Wainwright
(Want One, 2003)
C’est en douceur et de manière aérienne que Rufus Wainwright débute son combat, mélangeant plusieurs images de mythologie classique. Cette chanson parle peut-être d’une histoire d’amour et de déchirement. Elle parle peut-être aussi de la drogue comme amour et de la perte qu’elle engendre. Musicalement, on sent la pression, la lourdeur jusqu’à l’explosion du refrain, où l’auteur demande sa libération. Une guitare planante, des voix qui font des arpèges et la mélodie lente, mais si puissante. Le tout culmine à 4m21s avec le « Look in her eyes, forget about the ones that are crying » dans un des plus beau moment musical qu’il m’a été donné d’entendre.

Musique : « The Human Equation » de Ayreon

Mardi, mars 20th, 2007Aucun commentaire »

Je vous ai dit, il y a quelques jours, que je vous reparlerais d’Ayreon, et je tiens absolument à le faire. De son vrai nom Arjen Anthony Lucassen, ce « one man band » hollandais propose des opéras-rock teintés de métal-progressif. Il compose, joue de plusieurs instruments et chante sur ses albums, mais il s’entoure aussi de musiciens et vocalistes talentueux pour compléter ses oeuvres.

Son album le plus récent, The Human Equation (2004), est une petite merveille de musique et de concept. C’est l’histoire d’un homme (« Me » – James LaBrie) qui est dans le coma après avoir subi un accident de la route. À son chevet sont présents sa femme (« Wife » – Marcela Bovio, une voix qui vient vraiment me chercher) et son meilleur ami (« Best friend », joué par Arjen lui même) ainsi que 8 autres chanteurs qui interprètent différentes émotions interagissant avec « Me » au fil des jours.

En plus d’y chanter, Arjen Anthony Lucassen y joue les guitares électriques et acoustiques, la basse, mandoline, guitare « steel », claviers, synthétiseurs et orgue.

La plus grande satisfaction que j’ai pu d’abord retirer de cet album, c’est que malgré la complexité et l’ampleur du projet, le tout reste accessible. Les chansons servent très bien l’émotion de l’histoire en étant équilibrée entre la noirceur et le recul des souvenirs du personnage. Ce n’est donc pas un album aussi lourd que la thématique pourrait le laisser croire.

Tant pour le jeu musical que la qualité des voix et des arrangements, cet album est une belle représentation de l’oeuvre super compliquée que certains auteurs-compositeurs rêvent de créer à un moment ou l’autre de leur vie. Et peu y arrivent aussi bien.

C’est ma découverte de l’année 2006. Note parfaite, et ajoutez à ça un gros « wow! »

Tel que vu à la radio

Jeudi, mars 15th, 2007Aucun commentaire »

Plusieurs n’ont pas eu la chance d’entendre la critique de mon album qui a été faite à l’émission « Le cabaret des Minteux » de CKIA FM. Voici donc le « feed » de l’émission que j’ai converti en MP3 pour votre plus grand plaisir.

Extrait de l’émission « Le cabaret des Minteux » (MP3 – 1.9 Mb)
animée par Lucien G. et Sébastien P.F., CKIA FM 88,3
(19 septembre 2006 – 14h00)

C’était en septembre 2006… le temps passe vite.

Musique : "Stay under the stars" de Teitur

Mercredi, mars 7th, 2007Aucun commentaire »

Teitur, de son vrai nom Teitur Lassen est originaire des îles Féroé, entre l’Écosse et l’Islande. J’ai découvert ce jeune homme en 2005, en première partie du spectacle de Rufus Wainwright à la salle Albert-Rousseau (Québec). Il fait dans la pop-folk « scottish » avec en premier plan la guitare ou le piano, accompagné d’arrangements plutôt variés pour ce style de musique. C’est très « organique » comme son. Il est aussi dôté d’un sens de la mélodie que j’admire beaucoup.

Je suis tombé sur son nouvel album, « Stay under the stars », en allant voir mes chiffres de vente chez Sillon le Disquaire (rue Cartier, Québec) et je n’ai pas pu résister.

À prime à bord, je dirais que ce 2ième album n’est pas aussi « parfait » que le premier, puisque la barre était fixée très haute. Mais il se savoure plutôt comme du bon vin. L’écoute et la réécoute porteront fruit. Il y a tout de même des chansons qui m’ont fait « wow » dès le début : « Boy, she can sing! » est l’une d’elles, avec sa riff de piano accrocheuse et ses paroles franchement cutes. « Don’t want you to wake up » aussi, qui a quelque chose de très aérien sans nécésairement pousser dans cette direction. Le reste s’écoute doucement et entre tranquillement dans nos oreilles, pour ne plus ressortir.

Si vous n’êtes donc pas familié avec Teitur, je vous recommande de débuter par son premier album : Poetry & Aeroplanes. Et si vous adorez déjà le premier, et bien le second sera une suite logique fort appréciée pour les quelques soirées froides d’hiver qu’il nous reste.